DHUMVAL MUSIC GROUP profile picture

DHUMVAL MUSIC GROUP

About Me


sculpteur de sons sur "oliviermichel.net"
« DHUMVAL » : UN INTITULE BIZARRE… Pas tant que ça... c’est la subtile contraction de 2 noms : celui du guitariste Laurent DHUME et du mien (Alain DUVAL, batteur mondialement reconnu par ses pairs...). Il faut préciser que de nos jours, trouver un nom de groupe qui se démarque des autres est relativement illusoire (il y en a tellement et certains ont des déclinaisons très recherchées).
Ca nous donne donc DHUME + DUVAL = DHUMVAL.
Donc, ça ou autre chose… La vérité est ailleurs…
Laurent DHUME, je l’ai rencontré en 1990 (je crois… tout cela se perd dans la nuit des temps), en même temps qu’un certain Fred PALLEM (actuellement, maître incontesté du « SACRE DU TYMPAN »).
J’avais 25 ans à l’époque et 10 ans de pratique de la batterie (dont 5 années passées à l’école « POLYTECHRYTHME » de Luc CLAVE à PARIS). J’avais eu dans le passé des expériences essentiellement rock (genre Rolling Stones), pop-rock-reggae (Police) avec mon pote de lycée Alain BERNARD. On avait, à l’époque, enchaîné avec un percussionniste (César le Grand) et un bassiste halluciné (dont je tairai le nom) pour faire de la musique un peu expérimentale (voire complètement barrée…). Bref, tout ça est parti en vrille au bout d’un certain temps.
J’ai, à ce moment, recherché un bassiste pour me lancer dans du jazz-fusion style Weather Report ou Miles période électrique. Ayant acquis les techniques élémentaires de l’instrument, je tenais absolument à faire de la musique que je considérais comme élaborée, voire inaccessible pour moi. En gros, j’étais assez complexé par mon jeu que d’aucuns trouvaient barbare et extrêmement bruyant (il faut dire que nous sommes assez nombreux dans ce cas).
Fred PALLEM, un fou de musique ayant, j’allais m’en apercevoir rapidement, un sens de la composition déjà très vaste et riche pour son âge (18 ans) me contacte ad nutum. C’est un garçon totalement mû par l’amour de la musique et prêt à jouer avec n’importe qui, même moi. Sa culture musicale est déjà très importante et sans conteste bien supérieure à la mienne. Qu’importe, je suis un cogneur derrière ses fûts, rapidement on se rencontre en studio de répétitions et il semble aimer ma façon d’en foutre partout.
Je continue ma recherche de musiciens et on rencontre bientôt Laurent DHUME chez lui. Il a mon âge et habite paisiblement un pavillon de la banlieue parisienne avec sa femme.
Laurent hallucine devant ces deux barges excités, qui parlent de musique la bave aux lèvres, mais on se retrouve tous en studio à jouer des compositions personnelles (pas les miennes, ce sont des trucs injouables car totalement dépourvus d'harmonie, faut apprendre pour ça).
On se sent déjà des superstars et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Luc MAS, un saxophoniste soprano classique apparaît et s’époumone pour essayer de nous couvrir (Fred et Laurent sont électrifiés, je frappe comme un bûcheron, le tout ressemble à un Jumbo Jet au décollage).
Mais la flamme est là, ça fonctionne. Luc compose aussi et nous le poussons à oublier toute sa culture classique pour jouer plus « swing » et se livrer plus totalement à l’improvisation (quant à moi, je lui explique qu’il faut jouer « plus trash, scrongneugneu… »). C’est également un musicien accompli, il s’adapte rapidement, et la complicité entre nous tous grandit chaque jour.
De « ALAIN DUVAL WORKSHOP » (avais-je un ego surdimensionné à l’époque ? Non, c’est Luc qui avait proposé ce nom de groupe…), nous finissons par nous appeler « HOPSCOTCH » (il faut avouer que je n'avais pas vraiment la carrure d'un leader).
On joue partout où on peut, on enregistre, Serge ROSENBERG (trompette) nous rejoint, Alain PLUMAS (bugle) aussi, puis Pierre BOSKY (trombone), bref on devient un septet par jour de grand vent, et ça souffle, ça souffle…
J’apprend beaucoup de mes camarades, mon jeu à la batterie évolue, je me plie enfin aux demandes de chacun concernant la façon de jouer tel ou tel morceau. Les styles musicaux que l’on aborde sont très variés, on se permet de jouer des pièces d’ELLINGTON ou de CARLA BLEY dans les grands jours, on ose même des arrangements très pointus sur des compositions de Fred ou Luc (les miennes, je le rappelle, se jouent avec une guitare et sur une corde). Une fois, on a même joué en double sextet…
Tout à une fin, on se sépare en 1993. Fred part au CNSM passer haut-la-main le concours d’entrée et les suivants, pour ensuite fonder le « SACRE DU TYMPAN », qui connaîtra le succès que l’on sait. Si vous ne connaissez pas, allez-y voir et entendre, ça nettoie les oreilles et ça ravale la façade en même temps. Si vous pouvez pas bouger les fesses de votre ordinateur, rendez-vous sur LE SACRE DU TYMPAN .
Tout le monde s’éparpille, sauf Laurent et moi : on s ‘accroche l’un à l’autre, c’est décidé, on jouera toute la vie ensemble… Laurent nous baptise alors le BLUE QUARTET .
S’ensuit une longue traversée du désert : Laurent et moi cherchons bassiste et saxophoniste pour nous lancer dans les standards Jazz (nous pensions que ce style nous permettrait de trouver aisément des dates de concerts, ce qui ne s’est pas vraiment avéré tout à fait juste). Les clients défilent, les répétitions stériles s’accumulent et on ne trouve personne. Laurent est pourtant très coopératif avec tout le monde, il va jusqu’à prémâcher le travail de certains : rien n’y fait, personne ne convient, certains se permettent même de le critiquer. Ceux-là, je les vire manu militari (je ne suis pas réputé pour être un modèle de sang-froid… et puis, faut pas faire chier, c’est tout).
Un jour de l’année 1995, il était temps, Patrick LATEULE, un bassiste électrique, fait son apparition. Miracle, ça colle ! Sympa, ouvert, cultivé, son jeu est agréable, solide, c’est techniquement parlant loin d’être un débutant. C’est un gars avec la tête sur les épaules (c’est assez rare chez les musiciens), sur qui on peut compter et il est moralement très reposant. Après toute période fébrile, ça nous fait du bien, on reprend goût à jouer.
Peu après, deuxième miracle : rencontre avec Sylvain CATHALA, un saxophoniste ténor élevé au grain avec Guillaume ORTI, Benoît DELBECQ, Gilles CORONADO et autres pointures. Le petit a une formation classique et contemporaine à l’ENMD de NIORT et s’est frotté entre autres à SCLAVIS et CHAUTEMPS. Inutile de dire que là, ça ne rigole pas : il a formé son groupe « PRINT » avec Jean-Philippe MOREL et Stéphane PAYEN, Franck VAILLANT en est le rythmicien brillant et complexe. Tous ces jeunes gens font désormais partie de la scène Jazz française, reconnue par tous comme étant le moteur de ce qui se fait de mieux dans le jazz contemporain le plus innovant. C’est du talent à l’état pur, pour en savoir plus, rendez-vous sur SYLVAIN CATHALA , le CV fait mal aux yeux…
Pourquoi jouer avec nous, alors ?
Simple : comme tous les musiciens dignes de ce nom, il a besoin de multiplier les expériences. En ce qui nous concerne, nous tombons à pic en voulant jouer des standards. Tellement pris qu’il est par l’exigence de l’écriture contemporaine, il a besoin de garder pied avec cette musique de racines et de blues. Notre jeu, très classique, lui permet sans doute de conserver et de nourrir toute sa technique de l’improvisation dans des structures traditionnelles.
Notre bonheur est complet, ces gars injectent du pur nectar dans nos moteurs. De cette époque subsiste un enregistrement « live » à l’OPUS CAFE » en 1999 (j’ai profité de cette occasion pour livrer le chorus de 64 mesures le plus foireux de tous les temps sur « BLACK NILE » de Wayne SHORTER…).
Tout va bien jusqu’au moment où, fin 2001, Patrick se prend de passion pour les percussions et envisage la musique latine avec gourmandise. Il s’en va et nous nous retrouvons navrés, la lippe pendante…
En 1999, j’avais intégré le Big Band d’une association essentiellement composée de saxophonistes. Curieusement, c’était ma première incursion dans un grand orchestre, j’y ai appris à le « driver », même dans les pires conditions. Dirigés par un professeur de guitare, nous arrivions à sortir quelques trucs cohérents… Cependant la disparité des niveaux entre les souffleurs et le caractère fortement amateur de l’ensemble n’était pas pour favoriser l’harmonie.
En 2001, un jeune bassiste électrique de 22 ans arrive aux répétitions… j’écoute, je sens tout de suite le potentiel du garçon et je me dis que je vais désormais me la jouer à la Miles. Du haut de mes 36 ans (vieillissant, donc), arborant des lunettes de soleil style mouche, je lui glisse dans un souffle : « ssssh petit, amène-toi… ».
Olivier MICHEL, donc, s’achète une contrebasse, se saigne les doigts dessus et intègre le groupe comme si il y avait toujours été (et il y est toujours…). Son apprentissage de la musique et des techniques de l’instrument sont exponentiels, il acquiert rapidement un « son » qui lui est personnel.
Parallèlement, Sylvain, très accaparé par « PRINT » et ses nombreux autres groupes/collectifs, finit par jouer de moins en moins souvent avec nous. Passages en radio, concerts fréquents aux quatre coins de l’hexagone, nous comprenons qu’il ne peut pas tout faire même s’il voulait continuer.
Mais cette fois-ci, nous ne sommes pas pris de court. Olivier m’a déjà parlé d’un de ses copains de conservatoire qui joue du ténor et de l’alto. Guillaume REJAUD déboule avec ses cuivres, les yeux hagards : c’est un bopper pur jus qui essaie de jouer plus vite qu’il a de doigts. Son son est puissant et clair, je m’emballe et mes baguettes se perdent souvent dans les airs (ou dans ma tronche) sur ses chorus enflammés…
A partir de ce moment, un répertoire plutôt « hard-bop » est mis au point. Parallèlement, notre quartet se lance dans des aventures collectives avec des chanteuses comme Houry-Dora APARTIAN ou Léa LITALIEN. Nous enregistrons en 2003 , avec Houry et la trompettiste Estelle SADORGE, un album auto-produit « COMBINED ELEMENT », du nom d’une des compositions de Laurent (sur laquelle, Houry fait des merveilles bien que grippée le jour de l 'enregistrement).
Guillaume part une année au Canada étudier dans une école pleine de canadiens. Il est remplacé jusqu’à son retour par Mourad LOUCIF (Mourad ne nous servant plus à rien, nous l'abattons froidement d'un coup de cuiller à soupe...).
En juin 2006, je pousse tout le monde à enregistrer dans un petit studio à côté de chez moi. J’en ai un peu assez du côté standard « BLUE QUARTET » et je souhaite que le groupe présente uniquement des compositions de son crû, soit 6 morceaux. J’en compose un (oui, vous avez bien lu) que j’intitule « Du vent dans les poils ». Laurent m’indique aimablement qu’il préfèrerait qu’on l’intitulât « Lézards Premiers », du titre que j’avais trouvé pour cet album également auto produit. Je m’incline. Il n’empêche, cette composition reste réservée à des oreilles averties… Laurent en écrit deux + une avec moi (nous sommes très prolifiques en ce moment, une deuxième jeunesse, probablement…), Guillaume en sort une de ses cartons; Olivier estime que les siennes sont trop post modernes pour nous (il a probablement raison, je n’ai pas envie de savoir quelles sont mes limites); nous reprenons un ancien morceau de Luc MAS, remis au goût du jour (je plaisante, nous n’avons presque rien changé, c’est bien écrit, il y a juste cette intro bizarre que votre serviteur accomplit avec une darbouka turque).
C’est ce répertoire ce que nous jouons actuellement, sous le nom de « DHUMVAL », agrémenté de bons vieux standards, lorsque cela est demandé par nos employeurs.
Il est vrai que nous pouvons dorénavant jouer à loisir à peu près tout ce qu’on nous demande : en quartet, avec chanteuse ou pas, avec des souffleurs en plus… ou en moins.
Pour le moment, nous préférons jouer le plus possible nos compositions, en les réarrangeant spontanément à chaque concert, de manière à nous surprendre entre nous le plus possible, et de fait, à surprendre ceux qui nous écoutent. C’est un jeu permanent, que beaucoup de musiciens de jazz adorent. En ce qui nous concerne, nous poussons le bouchon le plus loin possible, forts de notre expérience acquise et de la fougue des petits jeunes qui animent le débat musical…
Voilà résumés les évènements de plus d’une quinzaine d’années, qui ont abouti à ce que le groupe « DHUMVAL » représente aujourd’hui. Je pense que si nous ne nous étions pas améliorés, bonifiés ; si nous n’avions rien à présenter d’intéressant, nous aurions tout arrêté (bla-bla-bla...).
La musique est une maîtresse exigeante, qui peut parfois conduire certains à gâcher leur vie. Elle est un feu permanent qui habite celui qui y est réceptif (blo-blo-blo... hiiighway staaaar !).
En ce qui nous concerne, notre gestion de l’apprentissage, des évènements, des concerts, de la vie quotidienne, tout s’est construit au fil du temps. (oui, du temps, ça il en faut du temps...)
Le résultat s’écoute et s’apprécie aujourd’hui : tout est « improvisation » et néanmoins « structure ». L’élaboration des compositions est toujours le fruit d’un travail de groupe, les standards sont la plupart du temps revus et transformés. (oui, sinon on se ferait chier...)
Mais nous nous orientons de plus en plus vers une musique personnelle et « organique ». Je pense que nous continuerons de jouer le plus longtemps possible (même en maison de retraite, surtout en maison de retraite, probablement...), tant que nous ne serons pas satisfaits du résultat.
Mais quel musicien est satisfait de ses résultats ?

My Interests

Music:

Member Since: 26/10/2006
Band Website: blue-quartet.com
Band Members: Laurent DHUME (guit) Alain DUVAL (drms) Olivier MICHEL (ctb) Guillaume REJAUD (sax)DHUMVAL MUSIC GROUP SHOOTING

Influences: Alex ACUNA, Julian Cannonball ADERLEY, Houry-Dora APARTIAN, Joey BARON, Jim BEARD, Louie BELLSON, George BENSON, Jim BLACK, Brian BLADE, Art BLAKEY, Carla BLEY, Terry BOZZIO, James BROWN, Tommy CAMPBELL, Ron CARTER, Betty CARTER, Sylvain CATHALA, André CECCARELLI, Mino CINELU, Jimmy COBB, Billy COBHAM, Greg COHEN, Steve COLEMAN, John COLTRANE, Sean CONNERY, Stewart COPELAND, King CRIMSON, Miles DAVIS, Paco DE LUCIA, Jack DEJOHNETTE, Al DI MEOLA, Dave DOUGLAS, Marc DUCRET, Kurt ELLING, Duke ELLINGTON, Bill EVANS, Bill EVANS, Al FOSTER, Bill FRISELL, Serge GAINSBOURG, Marcel GOTLIB, Trilok GURTU, Herbie HANCOCK, Roy HAYNES, Jimi HENDRIX, Daniel HUMAIR, Keith JARRETT, Elvin JONES, Philip K. DICK, Scott LA FARO, Abbey LINCOLN, Julien LOURAU, Georges LUCAS, John MAC LAUGHLIN, Pat METHENY, Marcus MILLER, Charles MINGUS, Charnett MOFFETT, Thelonious MONK, Wes MONTGOMERY, Jean-Philippe MOREL, Fred PALLEM, Charlie PARKER, Jaco PASTORIUS, Stephane PAYEN, PIF le chien, PRINCE, Deep PURPLE, Doug RANEY, Buddy RICH, Jean ROCHEFORT, Gilbert ROGGI, ROLLING STONES, Sonny ROLLINS, Aldo ROMANO, John SCOFIELD, Paco SERY, Wayne SHORTER, Robert SILVERBERG, SPIDERMAN, Bill STEWART, Henri TEXIER, Henri THREADGILL, Franck VAILLANT, Vincent VAN GOGH, Christian VANDER, Charly WATTS, WEATHER REPORT, Tony WILLIAMS, Led ZEPPELIN, John ZORN, ZZ TOP...
Sounds Like: quelque chose de compact...
Record Label: DUVALPROD
Type of Label: Indie

My Blog

Policeman

Salu, j'ai tété au concert de Police hier soir au SDF : j'étais juste devant de la scène et j'ai mal au crâne mainant... Summers la joué fort et Copeland la tapé méchant... Comment fait sting pour êt'...
Posted by on Sun, 30 Sep 2007 17:32:00 GMT